Un echapatoire comme un autre

Un echapatoire comme un autre
Mon visage sur ce coussin blanc, mes mains sur ce drap blanc et mes jambes recouvertes de cette couverture blanche, cette couleur nuance ma douleur. 4 siéges vides, une baie vitrée et 3 mûrs de pierres, voilà où je finis mes jours. Le regard vide, le teint blafard, je crois que je suis prête pour ce voyage que j'effectuerais seule.
Ce mot résonne dans mes oreilles : seule. Je suis née seule, j'ai vécue seule et je meurs seule.
Un abandon, une enfance sévère, une adolescence semée d'embûches, qu'importe la raison, seuls les faits comptent. Mon passé de "toxico" était derrière moi pour mieux me rattraper et me devancer ensuite.
Boire pour oublier, fumer pour s'échapper, se piquer pour mieux revenir, je n'ai pas échapper à ces règles. J'ai était heureuse, une fois...Et pourtant, me voici ici, en ce jour si funeste pour mourir.
Il n'y a pas de belle mort, de mort digne ou de mort atroce car, toutes conduisent au même sentier : s'effacer. Nous ne sommes qu'un pion sur cette Terre, dirigé par un roi, une reine, des tours et des fous. Mon seul but étant de m'échapper de cette réalité si morbide, pourquoi les gens m'en veulent-ils ?
On nous a fait croire en l'amour idyllique, au bonheur durable, la jeunesse éternelle, ce qui n'est que baliverne. Ce n'ai que lorsque l'on s'en rend compte que tout bascule, s'il y avait des solutions pour échapper à ce monde, je fus prenante ! Poudre, pilule, liquide, tout était bon à prendre tant que cela me ferait oublier...
Toute ma vie j'ai attendue ce moment. Cet instant où je pourrais enfin m'effacer. Couchée sur le côté gauche, j'attends que la mort me fauche.
L'affolement de l'appareil provoque un rictus à peine perceptible sur mon visage. Mes yeux se ferment enfin pour ne plus jamais s'ouvrir.

S'effacer, comme tout les autres pions...

Clic ;)

Copyright © Karine Fardoux.

# Online seit Mittwoch, 06. August, 2008 um 08:11

Geändert am Freitag, 31. Oktober, 2008 um 10:59

[NC-17 enfin tout es implicite mais, vous êtes prevenues :p] De la magie, ni plus, ni moins

[NC-17 enfin tout es implicite mais, vous êtes prevenues :p] De la magie, ni plus, ni moins
/!\ A lire lentement : Clic !

Violement, il me cogne contre le mûr.
Étrangement, je ne le prend pas mal : Il ne veut pas paraître maître d'une situation déjà bien instable pour nous 2 et je le sait. Nos regards se croisent une première fois et reflètent la même chose. Doucement, nos bouches fusionnent et nos paupières tombent. Sa langue passant d'abord sur mes lèvres avec un geste doux, délicatement nos 2 muscles entrent en action pour effectuer une danse lente et torride.
Posant ses mains sur ma taille, ce seul contact de peau suffit pour provoquer des frissons sur nos 2 corps.
Puis, lentement ses bras m'entoure et me sert, comme si j'allais lui échapper au moindre courant d'air.
Nous marchons ensuite en cadence, ramenant toujours l'autre plus prés de nous. Des doigts, des mains se croisent, chaque pas se fait délicat, plusieurs contacts se font et des regards tendres sont lancés.
Puis, une autre porte s'ouvre.
Un bouton, 2, 3 puis 10. Une agrafe, 2, 3, une fermeture, 2, un contact plus étendu et plus intense se crée. Chaque parcelles de peau est en contact avec l'autre, nos lèvres ne se quittant plus, des mains se promenant ici et là sans s'attarder. Ses lèvres quittent les miennes pour migrer vers mon cou.
Un second contact, un second frisson, s'en suit un énième regard reflétant amour, passion et désire.
N'attendant plus, il me quitte doucement pour mieux revenir, il revient pour mieux me quitter. Tendrement, notre amour, notre désire, notre bonheur d'être aux côté de l'être aimé se fait ressentir. Délicatement, nos doigts s'entremêlent, amoureusement il m'emmène.
Nos 2 corps fusionnent pour ne faire plus qu'un et rapidement, il me fait monter à la 10éme marche sur l'échelle de l'amour. Enfin, ensemble, nous atteignons le sommet avec effort et délicatesse, toujours en me quittant et en revenant lentement encore et encore...et encore.
Nous essayons de rester le plus longtemps possible au sommet, ensemble. Je n'y suis pas arrivée première, je n'y suis pas arrivée dernière, nous y sommes arrivée en même temps, au même moment, tout en provoquant la même sensation chez l'un que chez l'autre.
Fatigués, nos respirations saccadés et irrégulières se calment et nos coeurs reprennent un rythme normal.
D'un geste, je m'effondre à moitié sur son torse imbibé de mon parfum.
Sa tête posée au dessus de la mienne, Morphée aura pitié de nous et nous emporteras. Son parfum est en moi, je le sent et le ressent.
Juste avant de tombé dans ses bras, un geste, une parole, un résumé, une cause : Je t'aime. Ce n'était pas une question, une remarque et pourtant, dans un murmure, un autre Je t'aime s'entend. Et enfin, doucement, délicatement, ne pensant pas aux lendemains, dans les bras l'un de l'autre, le sommeil nous envahie.

[ Parce que ça, c'est pas du simple sexe, du sexe pourri, du plaisir ephémére, c'est même pas du sexe...c'est de l'amour =)]

Copyright © Karine Fardoux.

# Online seit Donnerstag, 14. August, 2008 um 07:59

Geändert am Freitag, 31. Oktober, 2008 um 11:01

La logique de la vie

La logique de la vie
Il me donne une chose que d'autres n'ont pas. Pourtant et souvent, j'envie les autres, j'envie la normalité. Un chromosome. Un minuscule chromosome nommé 21 a suffit pour faire basculé ma vie.
L'être humain raisonne d'une façon particulière : il dessine une ligne distincte. Tout ceux qui peuvent la franchir sont acceptés et mène leur vie. Mais pour les autres, ils ont comme un "default de fabrication". Il [L'être humain] essaie donc de le réparer mais s'il n'y arrive pas, les autres restent derrière cette ligne, plus ou moins loin et essaieront toute leur vie de s'en approcher le plus possible.
Moi, je n'ai pas envie de tenter vainement, toute ma vie, d'être normale puisque je ne le suit pas.
J'accepte donc.
Et pourtant, je ne puis m'empêcher de penser parfois aux choses si simple et pourtant impossible a faire pour moi : aimer, regarder les nuages paisiblement, normalement, réaliser des projets fou : travailler, devenir célèbre, rêver...
En observant cette logique, je me demande si ce ne sont pas plutôt les autres qui sont handicapés, et moi normale.
Je me suis fait cependant une promesse : Si j'était quelqu'un de normal, je ne changerais pas : je serais quelqu'un de bien =)

[ A tout les handicapés, mentaux et physiques, a toute les personnes souffrant de la trisomie, aux autistes... A tout ceux que la société et les gens rejétent, parfois sans le vouloir et a leur maniére... Je parle d'une trisomique 21 dans le texte mais, je n'ai pas trouver de photos approprier ! Désolé :( ]

Copyright © Karine Fardoux
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# Online seit Sonntag, 24. August, 2008 um 06:33

Geändert am Freitag, 31. Oktober, 2008 um 11:02

J'écris et je cris

J'écris et je cris
J'écris mes douleurs, écris mes peines.
Je cris révoltes et écris les fautes.
Fautes du monde, fautes de l'espèce, des mots traversent ma tête, la survole pour s'imprimer sur le papier.
Parfois, le soir, au chaud dans mon lit, je pense à ceux qui ont froid, ceux qui ont mal, ceux qui veulent crier mais qui se taisent...
Pourquoi ne pas en parler ? Pourquoi se taire ? Pourquoi préférer décrire l'amour que la haine ? Tout 2 existent pourtant !
Parce que ça fait mal de le lire, parce que ça fait ressurgir des sentiments longtemps enfouis, parce qu'on y pense mais on ne le veut pas...
Ça fait avancer, ça ouvre les yeux sur certaines choses, ça inquiète... Voilà pourquoi on n'en parle pas !
Moi je le fais, fièrement, je provoque frisson et peine. Parce que la vie n'est pas que jardin et pâquerettes, parce qu'elle est aussi sang et douleurs.
La vie, aussi abstraite que concrète... Il n'y a pas assez d'une vie pour raconter la vie !
J'écris et je cris...

Copyright © Karine Fardoux.

# Online seit Montag, 25. August, 2008 um 04:23

Geändert am Freitag, 31. Oktober, 2008 um 11:03

Le roi de ma jungle

Le roi de ma jungle
Tout les jours il m'observais. Tout les jours je l'observais.
Je l'admirais : Sa grandeur, sa présence, son regard tel le roi de la jungle qu'il était.
Mais un jour, oui un jour, lentement il s'approcha. Je ne savais quoi faire, j'étais pétrifié. Avec sa marche impérial, il arriva à ma hauteur.
Toujours aussi figer, il commença a passer sa tête sur ma jambe. Puis, il tourna autour de moi, tel un fauve. Je commençât a m'asseoir mais, j'avais toujours aussi peur. Il s'asseya prés de moi, sa patte droite à côté de ma main gauche, tout en me soulevant le bras, il m'obligea a caresser sa crinière majestueuse. Lentement il apprécié, et moi, j'était de plus en plus mal.
Je m'allongeai un peu. J'étais un peu fatiguée, il était tard ce soir là. Étrangement, il s'allongea prés de moi.
De tout son corps, il s'etenda, il était énorme a côté de mon petit corps de fillette. Et je continuer a le caresser, il avais l'air d'apprécier. Je ne savais pas qu'un lion était si impressionnant.
Et pourtant, je préférais lorsque les limites était faites, lorsqu'il n'y avais pas de contacts, juste des comportements normaux, des contacts normaux, des regards...
Lorsqu'il en eu marre, il se releva, partit et me laissa allongé et pétrifié. "Et pourtant, je n'avais fait que le caresser !" avait-il l'air de me faire comprendre, comme si c'était tout à fait normal... Et pourtant, la peur au ventre, je redoutait : reviendrait-il ?
Ce jour là j'avais 10 ans, ce jour là ma vie changea...

[Texte trés trés implicite qui raconte un viol d'un pére à sa fille. Je sais o_O, pas evident a comprendre. Si vous avez du mal, renseignez-vous sur l'histoire de la chanson "L'aigle Noir" de Barbara. Et, je rassure encore une fois, c'est fictif, je ne l'ai pas vecue !]


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# Online seit Montag, 25. August, 2008 um 05:03

Geändert am Freitag, 31. Oktober, 2008 um 11:05