A l'époque, j'avais 14 ans. Comme toutes les filles de cette âge, je rêvais de strass et de paillettes. Je voyais ces mannequins défiler devant mes yeux émerveillés et admirateurs. Mon rêve était de devenir comme ces femmes. Si belle, si mince, si parfaite ! Je réduisit donc mon alimentation. Un régime "radical" selon moi. Je perdit 2, 3 kilos, puis 5, puis 7. Chaque jours, inventant une excuse pour prolonger mon régime. Malgré cela, mon regard dans le miroir était toujours aussi triste. Jamais assez de kilos a perdre, cette méthode de vie m'était devenue indispensable. Je réduisit ensuite de plus en plus mon alimentation, pour maigrir plus vite. Mes proches commencèrent a s'inquiéter de mon cas. Je ne voit pas pourquoi, c'était mon but premier. Maigrir et toujours maigrir. Ne voyez vous pas cet estomac qui se retressit ? ne voyez vous pas pourtant toute cette graisse imposante posée sur mes cuisses, mon ventre et mes hanches ? Moi, je l'ai voyais. Et, l'éradiquer était devenue ma mission, mon obsession. Tous les jours durant, j'espérais perdre un kilo de plus.
Mais ensuite, je fut hospitalisé car, je dépassa la limite des 30 kilos. J'avais beau leur dire, leur répéter qu'il n'y a jamais trop de kilos a perdre mais plutôt, jamais assez. Et puis, pourquoi 30 kilos ? Je les suppliais tout bas de baisser cette limite, de me laisser maigrir encore et encore. Face à mon impassibilité, il me nourrir de force. Cette poche de plastique, je l'ai haïssais ! Elle réduisait mes chances, mon rêve. Donc, dés que les médecins avaient le dos tourné, je me débarrassait de ce fardeau. Je descendis donc à 28 kilos. J'y suis presque arrivé. Mais, il faut que je continue de battre ces maudits kilos, il le faut ! Un jour, comme beaucoup d'autres, je restai couché dans mon lit. Trop fatigué pour penser et pour agir, ce jour fut le dernier. Pourtant, en voyant mon corps allongé dans ce lit, sans vie, une seul pensée me vient à l'esprit : Pourquoi avoir lâché ? J'aurais pu plus maigrir...
[Pour ceux n'ayant pas compris : ce texte est fictif et, cette jeune fille dont je parle meure à la fin. Je sais, ce n'ai que dans 10% des cas, mais ça arrive et je voulais montrer que des gens peuvent mourir de cette maladie...]Copyright © Karine Fardoux.