Ma Divine Couleur

Ma Divine Couleur
On m'a dis que le vert des forêts était superbe. L'odeur des pins est si particulière, je me demande si c'est cela, du vert...
L'orange et le rose des fleurs en printemps, le bleu que l'on nomme azur des cieux que je ne peux atteindre ou même rêver d'atteindre puisqu'ils sont noirs pour moi. Yeux clos, tout est noir, parfois même ma vie était faite d'obscurité. Le chant du colibri jaune comme la braise, le goût de la fraise si rouge et juteuse en plein été, accompagnée d'une brise parfumé d'oranger, le monde est fait de couleurs mais je n'en vois aucune. Puis-je même me permettre de m'imaginer ? De matérialiser ce que mes sens me procure en des couleurs flamboyantes, virevoltantes presque divines ? Je me l'interdit, je me défend de faire un tel effort pour imaginer un monde invisible, peut-être même faussé de la réalité... On m'a dit que les couleurs existaient mais que, dieu merci, j'étais assez aveugle pour ne pas voir ce monde rempli de gris.
Puis je t'ai entendu, je t'ai senti, presque goûté... Si je me serais permis de penser qu'un jour, j'aurais pu ressentir quelque chose de plus important encore que ma vue perdue à jamais... Tu es ma couleur, ma canne blanche comme une lumière aveuglante pour les autres, sombre pour moi. Mes yeux et mon coeur t'appartiennent, qui eu pu croire que j'aimerais sans voir ?
On dit que l'amour est aveugle, je ne peux confirmer cette règle, mais j'espère que tu le pourras enfin. Mène moi au paradis, à la blancheur de ton âme si ce n'est déjà fais. Mes sens t'appartiennent à jamais, à toi, mon amie, mon amante, ma confidente...


Un de mes meilleurs textes à mes yeux
Copyright © Karine Fardoux

# Posted on Friday, 06 November 2009 at 5:48 PM

The man in the light finally in peace

The man in the light finally in peace
Aimer les enfants, est-il un crime ? Aimer être un enfant, un meurtre ?
Ne jamais grandir, garder cette voix, toujours. Ces cameras qui m'opressent, pourquoi dire des choses insensées lorsque tout est faux ?
Je retrouve dans leur yeux, dans leurs paroles mon enfance perdue, oubliée et chassée de mon esprit, que j'essairais à jamais d'effacer.
J'ai envie de chanter, de leur crier : Heal The World, make It A Better Place for You And For Me And The Entire Human Race...

Tout cet amour combiné a toute cette haine dans un même temps, où preter l'oreille, où l'a boucher ?
Faites mon dieu que ceux qui m'aiment m'entendent enfin... You are not alone for I am here with you, though we're far apart you're always in my heart

Pourquoi les croirent ? Ces Hommes à la langue de Satan... Je ne fais que danser et chanter, ma vie que je croyais tenir si fermement dans mes mains menus s'écoulent comme l'eau d'une riviére sans que je puisse n'y prêter resistance assez rapidemment.

Je pers le fil mais je n'oublirais pas, n'oubliez pas... So Just Leave Me Alone, just Stop Doggin' Me Around

Lorsque certains me surnomme The King Of The Pop, mes oeuvres entendus partout dans le monde, je ne fais que me répéter dans mes pensées que mes plus belles reussites : mon amour procuré & ma definition de la vie... N'oubliez jamais mes enfants : Whisper three words and I'll come runnin' and girl you know that I'll be there, I'll be there...You are not alone

The Man In The Mirror a perdu sa carapace, a perdu son miroir mais il existe toujours, il existeras toujours...
N'entendez vous pas, en une brise d'automne un murmurement, un soupir presque comme une caresse :
ne jamais oublié, le King a enfin retrouvé son trône, dans la lumiére, celle qu'il a toujours poursuivi, enfin... en paix

The Man In The Mirror, Michael Jackson, un si grand nom pour un si grand enfant innocent avide de vie...
For Remember The Time...


Copyright © Karine Fardoux
Une image en couleur, parce qu'a mon goût, il n'en a juste pas assez eu dans sa vie...

# Posted on Monday, 28 September 2009 at 5:45 PM

Edited on Monday, 28 September 2009 at 5:58 PM

Maux d'un lecteur

Maux d'un lecteur
Rien ne s'écoute, rien ne se passe. Le silence est maître de mes journées tandis que les mots rythment ma vie. J'aime ces moments de vide, lorsque je lis à en perdre haleine, oubliant même de manger, boire, regarder, écouter. Tout s'efface, comme une bulle m'entourant : impossible de m'en extirper.
Ma tête est assaillie, les mots défilent. Vite, de plus en plus vite, je les sens en moi, passer à une telle allure que mon esprit s'affole.
Mes yeux ne peuvent quitter ces écrits, comme s'ils étaient liés, comme une question de survie.
Je ne pense plus, je ne vis plus. Il me semble même que mon coeur cesse tout battements, les rythmes de ces mots suffisant au strict nécessaire. Je me nourris de chaque syllabe comme si c'était la dernière, je bois chaque phrase avec avidité, je respire chaque ponctuation me permettant de reprendre mon souffle.
Les heures défilent, l'aiguille s'affole et mes sens l'accompagnent. Un coup d'oeil furtif, je n'en reviens pas d'être toujours là, buvant chaque parole.
Quand cela cessera, je ne sais pas, je ne veux pas le savoir, je veux seulement continuer.
Perdant toutes notions, même de celles qui me sont les plus chéres, mes mots se perdent, ma capacité à les maîtriser, à les retranscrire sur le papier.

Les lettres me libèrent, mais peut-être, tout comme une drogue, elles me causeront une mort certaine mais sereine.

Morte de lecture, mon stylo se perd, mettant un dernier point à mon esprit.



Copyright © Karine Fardoux

# Posted on Friday, 06 November 2009 at 4:31 PM

Edited on Friday, 06 November 2009 at 5:18 PM

Lettre a grand-pére...

Lettre a grand-pére...
Je n'ai jamais eu l'occasion de te le dire, à présent j'en ai de te l'écrire, noir sur blanc, mes mots face à tes yeux.
Tant à te retranscrire mais les mots me manquent tandis que les maux m'envahissent...
Fallait-il que la maladie te frappe pour que je réalise enfin ?
Mais ne parlons pas d'elle, parlons de toi, tu vaux tellement plus...

Depuis le jour où je suis née, que ce bébé que j'étais touchait ta barbe amusée, depuis le jour où mes premiers pas étaient retranscris à la télé, fébrile, hésitante et toi, si fier. Depuis le jour où je me suis éprise d'une chanteuse contre l'avis de certains, toi, tu as toujours été présent et c'est maintenant que je réalise a quel point tu a été important dans ma vie.
Lorsque les choses se succédées, s'évanouissaient, tu n'en savais rien mais tu m'apportais tellement à la fois. Un soutien que j'aurais du recevoir de plus de proches, qui aurais du être normal mais qui ne le fut pas... Tu me l'a apporté, la normalité qui manque à ma vie vide de sens, à ma vie sans un zeste de rose, trop sombre pour s'y retrouver, tu y apporté une lueur, plus que tu ne peux le penser.
Je suis tellement étonnée moi-même de découvrir peu à peu tout cela... Tant de secrets, j'aurais tant aimé que tu saches ce qui cause mon chagrin mais à la fois, je ne te le dis pas pour ne pas te briser... la maladie te ronge assez sans que j'y rajoute un fardeau supplémentaire... Je le supporte depuis tant d'années, je peux encore le faire... pour toi.
Les mots me viennent mais sont difficiles... J'essaie cependant de mettre tout mon art, ma maîtrise dans cette lettre que tu ne liras probablement jamais. Symbolisme, folie, amour, ou peut-être même les 3 à la fois, je ne sais pas trop ce que je fais, où je vais, ce que je raconte ni pourquoi, ni comment...

Mon plus gros défaut aura été de te croire invincible, loin du ravage du temps, loin des maladies et de la misère, loin du malheur et de la mort...
Tout cela se bloque lorsque je suis devant toi, lorsque tu es dans ce lit. Je garde encore espoir, même s'il n'y a pas lieu d'en avoir, pourquoi abandonner ? Peut-être n'a-tu pas donné tout l'amour du monde à tes fils mais saches que tu m'en a donné le double, de quoi un peu remplir la part manquante de mon c½ur. L'autre, tu sais qui l'a détient...

Papy, j'aurais tant aimé te dire tout ça,
Quoi qu'il se passe, quoi que je devienne, je resterais toujours... ta première petite fille...

Copyright © Karine Fardoux

# Posted on Wednesday, 18 November 2009 at 5:45 PM